L’Inde britannique de la fin du XIXe siècle fut pour les arts décoratifs, le lieu de toutes les folies. Les plus grands artistes et architectes de l’époque s’employèrent à réaliser des travaux de grande qualité, à la demande des puissants maharadjas de la péninsule. Ce lustre à cinq bras de lumière, structuré autour d’un bandeau enserrant un délicat vase de cristal taillé en est un parfait exemple. Composé de pampilles d’une pureté inégalée, cette réalisation de la maison Osler à Birmingham, homologue britannique du français Baccarat, fut commandée vers 1890 pour orner le salon d’un dignitaire indien. Osler et Baccarat rivalisèrent d’ingéniosité pour orner les palais indiens de lumières imposantes et de mobilier de cristal. Doté de bronzes dorés et finement ciselés à décor de pampres et de rinceaux, ce lustre nous offre par sa majesté un bel exemple du raffinement des productions européennes de cette fin de siècle. L’eau de son cristal est remarquable et le tintement des pampilles frôle celui d’un parfait instrument de musique.

Lustre en cristal taillé

Lustre en cristal taillé et en bronze doré orné d’un vase et de six bras de lumière à la bougie. Provenant des Indes, réalisé pour le palais d’un maharadjah, ce lustre n’a pas été électrifié et est resté dans son état d’origine.

Travail anglais, vers 1890
Hauteur : 157 cm Diamètre : 85 cm

Lustre à la Grecque

Lustre en cristal gravé orné d’un vase et de six bras de lumière.
Travail anglais, vers 1860
H : 107 cm ; D : 77 cm