Lustre "Les Violoncelles"

Lustre sculpture, en bronze patiné et pâte de verres.
Pièce unique signée « ARMAN »

Ce lustre est une accumulation de silhouettes de violons décalés dessinée en fer forgé autour d’un cylindre lumineux en verre orangé. Prototype n’ayant jamais été édité.

Date de création : Vers 1970, France
État : Bon état fonctionnel, usure d’usage
Restauration : remplacement des deux tubes en verre rouge orangé
Matériaux : Bronze patiné, pâte de verre
Dimensions :
H 110 x ø 60 cm
H 43.30 x ø 23.62 in

ARMAN

ARMAN né en 1928, étudie à l’École des arts décoratifs de Nice et à l’école du Louvre.

En octobre 1960, il conçoit l’exposition « Le Plein » où il remplit la galerie d’Iris Clert d’objets de rebut et du contenu de poubelles en contrepoint de l’exposition « Le Vide » organisée deux ans plus tôt à la même galerie par son ami Yves Klein.

Puis, sous la houlette du critique d’art Pierre Restany, Arman devient, avec Yves Klein, l’un des membres fondateurs du groupe des Nouveaux Réalistes aux côtés notamment de François Dufrêne, Raymon Hains, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, et Jacques Villeglé, rejoints plus tard par César, Mimmo Rotella, Niki de Saint Phalle, Gerard Deschamps et en 1963 Christo.

Arman s’est intéressé au statut de l’objet entre sacralisation et destruction par la surconsommation. Ses « accumulations » d’objets, ses « Colères », « combustions » coupes d’objets iconiques relèvent de la même interrogation de l’aliénation par l’objet.

Entre 1980 et 1999, il dessine du mobilier qui conjugue ses thèmes d’accumulation et son inspiration musicale. Ainsi, il décore une suite de l’hôtel Lutétia à Paris qui reste dans les annales.